Bilingue, pas traduit : ce que vos clients américains tapent vraiment
Un widget de traduction ne vous fait pas exister en anglais. Voici comment obtenir de vraies pages EN, indexées, qui captent les recherches américaines.
Vos clients de décembre ne sont pas encore sur l'île. Ils sont à New York, à Boston, à Miami, devant leur téléphone, et ils cherchent en anglais. Si votre site n'existe qu'en français, vous n'apparaissez pas plus bas dans leur recherche : vous n'y êtes pas du tout.
Beaucoup de commerces de Saint-Martin et de Saint-Barth le savent, et ont réglé la question en ajoutant un bouton de traduction automatique en haut de page. C'est la solution qui coûte cinq minutes. C'est aussi celle qui ne fait pas le travail.
Un widget de traduction ne crée aucune page
Google n'indexe pas des langues, il indexe des adresses. Un widget de traduction réécrit le texte dans le navigateur du visiteur, après le chargement de la page. L'adresse, elle, ne change pas. Résultat : le nombre de pages anglaises que ce widget ajoute à l'index de Google est de zéro.
Soyons honnêtes : pour quelqu'un déjà arrivé sur votre site, le widget dépanne. Il rend service au visiteur qui est là. Il n'a simplement aucun effet sur celui qui ne vous a pas encore trouvé — et c'est précisément celui-là que vous cherchez.
Le test prend dix secondes : passez votre site en anglais et regardez la barre d'adresse. Si elle n'a pas bougé, votre version anglaise n'existe pas pour un moteur de recherche.
Ce qu'ils tapent n'est pas la traduction de ce que vous écrivez
Personne, depuis un clavier américain, ne tape « Saint-Barthélemy » avec son accent et ses traits d'union. On tape St Barts. Et pour notre île, selon le côté et l'aéroport, on tape Sint Maarten, St Maarten ou St Martin.
La même logique s'applique à ce que vous vendez :
- « location de villa » devient villa rental, rarement house renting ;
- « chef à domicile » devient private chef ;
- « excursion en bateau » devient boat charter ou day sail selon ce que vous proposez ;
- « transfert aéroport » devient airport transfer, avec le code SXM dans la page.
Une traduction mot à mot produit des phrases grammaticalement correctes qui ne contiennent aucune des expressions réellement tapées. D'où la règle que nous appliquons à chaque site : la version anglaise s'écrit, elle ne se traduit pas. Titres, descriptions, intitulés de sections, textes des boutons — dans les mots de vos clients, pas dans les vôtres passés au traducteur.
Deux adresses, reliées entre elles
L'approche recommandée par Google est la plus simple : une adresse par langue. /fr/villas d'un côté, /en/villas de l'autre. Chaque page déclare ensuite où se trouve son équivalent, avec trois lignes dans l'en-tête :
<link rel="alternate" hreflang="fr" href="https://exemple.com/fr/villas" />
<link rel="alternate" hreflang="en" href="https://exemple.com/en/villas" />
<link rel="alternate" hreflang="x-default" href="https://exemple.com/en/villas" />
C'est ce qu'on appelle le hreflang. Il évite que vos deux pages soient prises pour des doublons qui se font concurrence, et il indique quelle version servir à qui. Le x-default désigne la page à afficher quand la langue du visiteur ne correspond à aucune des deux — pour nos îles, la version anglaise est presque toujours le bon choix.
Ne forcez jamais la langue selon le pays
Beaucoup de sites détectent l'adresse IP et redirigent d'office. C'est une mauvaise idée pour deux raisons. Un francophone en déplacement à Miami se retrouve bloqué en anglais sans pouvoir revenir. Et surtout, les robots de Google explorent le web majoritairement depuis les États-Unis : si votre site les redirige systématiquement vers l'anglais, vos pages françaises risquent de ne jamais être vues.
La bonne pratique tient en une phrase : proposez, ne redirigez pas. Un sélecteur de langue visible en haut de page, et le choix du visiteur qui reste mémorisé.
Par quoi commencer
Tout n'a pas besoin d'être bilingue le premier jour. Dans l'ordre : l'accueil, l'offre et les prix, la page de réservation ou de contact, et les informations pratiques (accès, horaires, comment venir). Le reste — journal, page « notre histoire » — peut attendre.
Deux oublis classiques, en revanche, qui annulent le reste du travail : le formulaire de contact resté en français, et l'e-mail de confirmation automatique. Un client américain qui remplit un formulaire impeccablement anglais et reçoit une confirmation en français se demande s'il a bien réservé. Pensez aussi à répondre en anglais aux avis sur votre fiche Google : c'est souvent le premier texte anglais que vos futurs clients liront à votre sujet.
Nous ne promettons pas la première place sur St Barts villa rental — nous ne promettons jamais de position sur Google. Ce qui se vérifie, en revanche : des pages anglaises réellement indexables, un hreflang valide, et des requêtes en anglais qui apparaissent dans votre Search Console. Mesurable, pas promis.
Studio Lagon construit des sites bilingues, écrits dans les deux langues, à Saint-Martin et Saint-Barth — voir les packs et tarifs, ou faites vérifier la version anglaise de votre site actuel via le formulaire de contact.