Journal · N° 13·31 août 2026·3 min de lecture·basse saison, refonte, haute saison

Septembre et octobre : les deux mois où refaire son site ne coûte aucune réservation

La basse saison est la seule fenêtre pour refondre votre site sans perdre de clients. Le calendrier à rebours pour être prêt et indexé avant novembre.

Sur nos deux îles, l'année a deux vitesses. De novembre à avril, les vols américains sont pleins, les villas louées, les tables prises. Puis vient le creux : la saison cyclonique atlantique court officiellement du 1er juin au 30 novembre, et beaucoup d'établissements réduisent la voilure ou ferment quelques semaines en septembre.

Ce creux pèse sur la trésorerie. Mais côté web, c'est la seule fenêtre de l'année où l'on peut ouvrir le capot sans que ça coûte des clients.

Refaire son site en décembre, c'est payer deux fois

Une refonte, même bien menée, produit toujours deux semaines d'inconfort. Des adresses de pages changent, Google doit tout réindexer, les redirections se stabilisent, et on finit toujours par découvrir un bouton mal placé sur un modèle de téléphone qu'on n'avait pas testé.

Rien de grave en soi. Sauf si ça tombe la semaine où votre site reçoit le plus de visiteurs de l'année. En décembre, chaque journée de flottement se paie en réservations perdues. En septembre, elle ne coûte rien : le trafic est bas, et vous avez le temps de corriger avant que les vrais acheteurs n'arrivent.

C'est le raisonnement du carénage. On ne sort pas le bateau de l'eau en pleine saison.

Le calendrier, à rebours

Partez de la date qui compte vraiment, et elle n'est pas en décembre. Un voyageur américain qui passe Noël ici réserve son logement, et souvent ses tables et ses sorties, plusieurs mois à l'avance. Les recherches sérieuses commencent donc bien avant l'arrivée des vols.

En remontant :

  • Septembre : cadrage, contenus, photos, textes écrits en français et en anglais.
  • Octobre : construction, relecture, tests depuis un vrai téléphone en 4G, mise en ligne.
  • Novembre : Google a le temps de réindexer, vous ajustez à froid, vous n'y touchez plus.

Un site mis en ligne en novembre, à l'inverse, arrive précisément au moment où il ne faudrait plus rien bouger. Si vous ne refaites pas tout cette année, faites au moins la passe courte : nos sept vérifications avant la haute saison tiennent en une matinée.

Les quatre chantiers qui rapportent le plus

Dans cet ordre d'impact.

La vitesse. Un hébergement en métropole met couramment 6 à 8 secondes à s'afficher depuis les États-Unis, quand une étude Google chiffre à 53 % la part de visiteurs mobiles perdus au-delà de trois secondes d'attente. C'est le chantier le plus rentable, et il est invisible tant qu'on ne le mesure pas. Notre cible : moins de 2 secondes, et un score PageSpeed mobile au-dessus de 90.

L'anglais rédigé. Pas traduit à la machine, pas un widget : de vraies pages, avec les mots que vos clients tapent depuis Boston ou Miami. Google indexe des pages, pas des gadgets.

La réservation. Trois écrans maximum entre l'envie et la confirmation. Chaque champ facultatif ajouté au formulaire vous coûte des clients qui étaient prêts à payer.

Les contenus de saison. Menus, horaires, tarifs, photos. C'est le travail le plus simple et le plus souvent négligé — rien ne fait fuir comme une carte de l'an dernier affichée en décembre. Si vous êtes en restauration, nous avons détaillé le contenu attendu sur la page site de restaurant.

Basse saison ne veut pas dire site en veille

Un point que beaucoup oublient : si vous fermez trois semaines en septembre, écrivez-le. Sur le site, et sur votre fiche Google Business. Un visiteur qui appelle dans le vide ne revient pas en décembre, il note simplement que vous ne répondez pas.

Une phrase et une date de réouverture suffisent. C'est aussi, accessoirement, le moment idéal pour relancer les clients de l'hiver dernier et récupérer quelques avis.

Ce qui se mesure

Nous ne promettons à personne la première page de Google pour novembre. Ce qui se vérifie, en revanche : le temps de chargement mobile avant et après, le nombre de pages effectivement indexées en anglais, et le taux d'abandon dans votre parcours de réservation. Ces trois chiffres se relèvent en septembre, puis se relisent en janvier. Mesurable, pas promis.

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