Votre page Facebook travaille pour Facebook, pas pour vous
Un réseau social parle à ceux qui vous connaissent déjà. Voici les trois choses qu'il ne fera jamais à votre place, et comment le faire travailler avec un site.
C'est la phrase que nous entendons le plus souvent sur l'île, dans les deux langues : « j'ai déjà une page Facebook, ça tourne bien ». Souvent, c'est vrai. La page est vivante, les photos sont bonnes, les commentaires arrivent.
Et pourtant la question ne se pose pas dans ces termes. Un réseau social et un site ne font pas le même métier.
Est-ce qu'une page Facebook ou Instagram suffit à la place d'un site web ?
Non, mais pas pour la raison qu'on croit. Un réseau social parle très bien à ceux qui vous connaissent déjà ; un site vous rend trouvable par ceux qui ignorent votre nom. Ce sont deux publics différents, et le second est celui qui débarque à l'aéroport sans avoir jamais entendu parler de vous.
Ce qu'un réseau social fait mieux qu'un site
Il faut le dire, parce que c'est vrai et que personne ne vous le dit quand on veut vous vendre quelque chose.
Le plat du jour photographié à onze heures. La sortie annulée pour cause de houle. L'ambiance d'un vendredi soir, que dix photos léchées ne rendront jamais. Le client fidèle qui commente et que ses amis voient commenter. Tout cela, un site le fait mal, et votre page le fait très bien, gratuitement, en trente secondes.
Ne supprimez pas votre compte. La question n'a jamais été de choisir.
Les trois choses qu'un réseau social ne fera jamais
Vous rendre trouvable par quelqu'un qui ignore votre nom. Un touriste dans sa chambre d'hôtel tape « boat rental St Martin » ou « best restaurant Grand Case ». Il ne tape pas votre enseigne, il ne la connaît pas. Cette recherche se joue sur Google, sur une fiche Google Business Profile et sur des pages web. Votre compte Instagram n'y participe pas : pour le trouver, il faut déjà savoir quoi chercher.
Répondre à une question précise, de façon stable. Vos tarifs, vos horaires du dimanche, ce que comprend une sortie à la journée, votre politique d'annulation. Un post descend dans le fil et disparaît en trois jours. Une story meurt en vingt-quatre heures. Rien, sur un réseau social, ne reste à la même adresse assez longtemps pour faire référence. C'est aussi pour cette raison que les assistants comme ChatGPT ne vous citent pas : ils ont besoin de pages stables et librement accessibles, sujet que nous avons détaillé dans comment être recommandé par ChatGPT.
Vous appartenir. Votre page ne vous coûte rien, et c'est exactement le problème : vous n'y possédez rien. Un compte suspendu par erreur, un changement d'algorithme, une catégorie de contenu qui passe soudain moins bien, et l'audience que vous avez mis six ans à construire devient injoignable du jour au lendemain. Vous ne pouvez ni exporter vos abonnés, ni écrire à Facebook, ni négocier. Un nom de domaine, lui, est à vous.
« Mais tous mes clients viennent d'Instagram »
C'est probablement exact, et c'est le piège le plus courant. Vous mesurez ceux qui sont venus. Ceux qui ne vous ont jamais trouvé ne laissent aucune trace : ils ne vous envoient pas de message pour vous prévenir qu'ils ont réservé ailleurs.
D'où l'intérêt de regarder la seule chose vérifiable, qui est ce que voit un client qui ne vous connaît pas.
Le bon partage des rôles
Trois endroits, trois métiers, et ils doivent dire la même chose.
Le site porte ce qui ne bouge pas : les prix, les horaires, les prestations, la réservation, l'anglais. C'est la source, celle que Google explore, que les assistants citent et que vos clients retrouvent à la même adresse dans deux ans.
La fiche Google est le carrefour. C'est elle qui sort dans la carte quand on cherche autour de soi, et c'est d'elle que viennent vos étoiles.
Le réseau social fait vivre tout ça et ramène les gens vers le site. À une condition : que le lien en bio mène vers une page qui répond, pas vers un accueil muet. Si quelqu'un clique après avoir vu une photo de plat, envoyez-le sur la carte, pas sur votre logo.
Une incohérence entre les trois vous coûte plus cher qu'une absence : un visiteur qui lit trois horaires différents ne vous fait plus confiance sur le reste. Si vous vous demandez à quoi ressemble cet ensemble une fois en place, nos pages d'agence web à Saint-Martin montrent le dispositif complet, sites témoins à l'appui.
Le test de deux minutes
Prenez votre téléphone. Coupez le wifi. Basculez la recherche en anglais et tapez ce que taperait un client qui ne vous connaît pas : votre activité, plus le nom de l'île. Pas votre enseigne.
Notez ce qui sort dans les dix premiers résultats. Si vous n'y êtes pas, vous venez de voir exactement ce que voit un touriste, et aucune publication Instagram ne changera ce résultat.
Ce n'est pas une promesse de première page Google, personne ne peut vous la faire. C'est un constat que vous pouvez refaire vous-même dans six mois, et comparer.
Nos tarifs de création de site web sont publics, ou recevez votre devis en 24 h.